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Voici les derniers éléments essentiels et informations de notre action.
LA NEGOCIATION AVEC LE CAF au sein du comité de pilotage mis en place par la DATAR (à partir du 05.07.2010), sous la responsabilité du médiateur Monsieur François GILLET, nommé par la DATAR. Depuis le 05.07.2010, nous avons participé à toutes les réunions du comité de pilotage, lesquelles se sont déroulées à Grenoble.
En tout, 5 réunions avec le comité de pilotage plus une 6ème réunion où n'étaient présents qu'un représentant du CAF, un pour notre association et le médiateur.
Le 05.07.2010, le CAF s'était engagé (dans son nouveau programme 2010) par écrit et devant une trentaine de participants « à conserver le refuge historique de l'Aigle... ». Mais lors des réunions du comité de pilotage, les projets présentés par l'architecte du CAF (Jacques FELIX FAURE qui avait déjà été choisi en 2004) se sont de plus en plus éloignés de l'engagement du CAF – de conserver le refuge historique de l'Aigle. Nous avons donc, avec politesse refusé ces projets qui d'une façon ou d'une autre, dénaturaient ou détruisaient le refuge de l'Aigle. La situation étant bloquée, lors de la réunion du 21.01.2011, la Fondation PETZL propose de faire réaliser par l'architecte du CAF, un projet conservant le refuge historique, en ne faisant que des modifications minimes mais portant la capacité du futur refuge à 30 couchettes. Le Groupe de Haute Montagne étudie ce projet en collaboration avec la Fondation PETZL et l'architecte. Projet présenté le 18.02.2011. Ce projet dénature, déplace, dé-construit complètement le refuge historique, en ne conservant que sa structure (piliers, charpente) structure, elle-même modifiée dans le sens de la hauteur.
Par notre lettre du 25.02.2011(après notre CA du 24.02.2011), nous signifions au médiateur notre refus ferme sur ce projet dit « la cabane de l'Aigle », car le patrimoine n'est pas respecté et le projet n'est pratique ni pour les montagnards, ni pour les gardiens. Ce projet n'étant ni plus ni moins qu'une forme déguisée de la destruction du refuge historique.
Tout au cours de ces réunions du comité de pilotage, nous sommes restés courtois mais fermes. Les
différents intervenants ont agi de même mais tous ont essayé, à tour de rôle, de faire pression sur nous, pour nous faire abandonner nos objectifs : conservation et restauration in situ du refuge de l'Aigle avec une annexe côté EST, attenante à la cuisine (capacité totale 30 couchettes). Comment se fait-il que ce projet proposé par notre Association avec plan et perspective à l'appui n'a pas été étudié objectivement par l'architecte du CAF ? !!
Comme au début de notre action, notre Association est donc à nouveau seule à défendre fermement le refuge historique de l'Aigle. Pour nous, l'objectif premier est de sauver le refuge de l'Aigle et non de sauver les apparences !
Nous vous rappelons que le Tribunal Administratif avait décidé dans son jugement du 11.06.2009, d'annuler le permis de démolir le refuge.
Le CAF a fait appel de cette décision auprès de la Cour d'appel du Tribunal Administratif laquelle donne à nouveau l'autorisation de démolir le refuge (délibéré du 01.07.2011).
Notre avocat nous indique que « la cour d'appel du T.A n'a pas jugé sur le fond mais en opportunité ; qu'il y a dénaturation des faits de la cause ». Nous réunissons notre C.A le 12.08.2011 qui décide à l'unanimité des présents (manque 1 membre) d'aller en Conseil d'État. Nous faisons les démarches nécessaires. Le Conseil d'État donnerait son avis en 2012, au printemps.
Même si l'action que nous menons depuis 7 ans paraît aux yeux de certains « une position extrémiste et immuable!! » nous devons continuer à défendre l'Aigle et son site inscrits l'un et l'autre, ceci dans le respect des statuts qui ont fondé notre Association.
Gaston REBUFFAT écrivait dans : LE MASSIF DES ECRINS – les 100 plus belles courses et randonnées :
Grand Pic de la MEIJE 3983m arête du Promontoire et traversée (page 146)
Arriver au Grand Pic est toujours une joie, un «moment», et de là, voir les arêtes est toujours un émerveillement. Enfin, arriver à l'Aigle qui est un des derniers et rares vrais refuges est toujours très beau, un peu émouvant, surtout si sur les arêtes il y a eu un peu de mauvais temps, ou de brume. Cette ambiance extraordinaire du refuge de l'Aigle existe, et elle est d'autant plus ressentie qu'elle n'existe plus ailleurs. Fragile construction tenue par des haubans, secouée par les vents, si simple, si modeste, presque si pauvre, si belle à voir de l'extérieur, si sympathique, si «vraie» à l'antérieur avec sa seule pièce, ses bat-flanc, ses tables et ses bancs en «vrai bois».
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